Objectif : Développer une chimiothérapie des cancers plus sélective et plus efficace

La chimiothérapie conventionnelle ne permet pas de guérir la majorité des cancers courants. La plupart des médicaments utilisés cliniquement présentent peu de sélectivité vis-à-vis des cellules tumorales et s’attaquent également aux tissus sains. Cette destruction non-sélective entraîne de sévères effets secondaires et conduit souvent à l’arrêt prématuré du traitement. Ainsi, le développement de nouveaux agents anticancéreux conçus pour détruire sélectivement les tumeurs sans affecter les organes sains est devenu l’un des défis majeurs de la recherche contre le cancer.

L’équipe du Pr. S. Papot étudie depuis plusieurs années différents types de vecteurs conçus pour (1) véhiculer des agents anticancéreux de natures variées, (2) reconnaitre soit les spécificités membranaires des cellules cancéreuses soit certaines particularités du microenvironnement tumoral et (3) déclencher une activité cytotoxique exclusivement dans les tissus malins. Ces recherches ont abouti à la découverte d’une nouvelle molécule dite « intelligente » qui est très efficace chez la souris.

Afin d’évaluer l’effet thérapeutique de cette molécule chez l’homme, nous devons au préalable réaliser l’ensemble des essais réglementaires dans un centre de recherche préclinique agréé (CRO). Cette étude, qui est obligatoire pour pouvoir débuter les tests cliniques, coute la modique somme de 550 000 euros…

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Figure 1. Principe de la chimiothérapie vectorisée. (cliquez pour agrandir)

Au cours d’une chimiothérapie vectorisée, c’est un composé non-toxique (représenté en bleu) qui est administré dans l’organisme. Celui ne devient actif (représenté en rouge) que lorsqu’il a détecté la tumeur. Au contraire d’une chimiothérapie classique ou la molécule utilisée est potentiellement toxique dans l’ensemble du corps du patient, l’activité anticancéreuse se trouve confinée au niveau de la tumeur évitant ainsi la destruction des tissus sains.

Lien vers le site web de l’équipe : http://smp.labo.univ-poitiers.fr/

En vidéo : conférence du Pr. Sébastien Papot

« Programmer les cellules pour traiter les cancers de façon plus efficace »

La chimiothérapie conventionnelle ne permet pas de guérir la majorité des cancers courants.

La plupart des médicaments utilisés cliniquement présentent peu de sélectivité vis-à-vis des cellules tumorales et s’attaquent également aux tissus sains.

Cette destruction non sélective entraîne de sévères effets secondaires et conduit souvent à l’arrêt prématuré du traitement.

Ainsi, le développement de nouveaux agents anticancéreux conçus pour détruire sélectivement les tumeurs sans affecter les organes sains est devenu l’un des défis majeurs de la recherche contre le cancer…

Défi aujourd’hui relevé avec succès par le Professeur Papot et son équipe.